International
12:54
Di, 27.05.2008
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Euro 2008
Dopage - Euro-2008: Le foot dans le rang
Dopage - Euro-2008: Le foot dans le rang
Aucun grand événement sportif n'a échappé ces dernières années au contrôle du sang exceptée la... Coupe du monde 2006 où la Fédération internationale (FIFA) avait cru pouvoir s'épargner cette dépense au motif que les tests sanguins s'étaient révélés "inutiles" -aucun positif- quatre ans plus tôt, lors de leur première mise en oeuvre.
Efficacité du contrôle douteuse
Le pas franchi par l'UEFA est donc significatif, malgré une efficacité attendue plus que douteuse. Il serait en effet surprenant que le test de l'hGH - qui sera pratiqué en direct par les laboratoires de Lausanne (Suisse) et Seibersdorf (Autriche) pour la première fois lors d'une grande compétition depuis les Jeux d'Athènes en 2004-, fasse sa première victime dans les rangs des 16 équipes en lice. Notamment parce que les échantillons sanguins ne recèlent que durant trois à quatre jours des traces d'un produit dont on soupçonne pourtant la large utilisation hors compétition.
Analyse de sang
Il semble également peu probable que l'un des 368 joueurs engagés dans l'Euro tombe pour transfusion homologue ou utilisation d'hémoglobines de synthèse, les autres faits de dopage dont la détection est basée sur l'analyse du sang et dont les tricheurs usent de préférence en période de repos lorsque le maillage des contrôles, déjà souple dans le football, se relâche encore.
"Tous négatifs"
"On peut parier sans prendre de risque que les contrôles de l'Euro seront tous négatifs", annonce ainsi l'expert Alessandro Donati, chantre de l'antidopage italien, dénonçant l'hypocrisie d'une lutte basée sur des contrôles "peu efficaces". Dans le foot en particulier.
Politique antidopage de l'UEFA
L'UEFA a atteint l'un de ses premiers objectifs en confortant la (bonne) réputation de sa politique antidopage due notamment au grand nombre de contrôles pratiqués hors compétition et alignée pour l'occasion sur de grands championnats nationaux européens qui pratiquent déjà les tests combinés sang-urine.
Code mondial antidopage
En la matière, le style volontariste de l'UEFA tranche avec celui du président de la FIFA, Joseph Blatter, pourtant membre de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Sur le plan juridique, l'UEFA fut déjà plus prompte à adhérer aux principes d'un code mondial antidopage (2005) que la FIFA a longtemps boudé sous prétexte qu'il ignorait la particularité du football. Et lui imposait notamment des sanctions normatives (deux ans, puis suspension à vie pour une récidive).
Code révisé effectif en 2009
A ce titre, le code révisé qui sera effectif en janvier 2009 est une grande victoire pour M. Blatter car il institue la fameuse flexibilité des sanctions que le football réclamait.
Platini: "erreurs de joueurs isolés"
Sur le terrain, Michel Platini, président de l'UEFA, avait promis en mars dernier de "combattre le dopage de toutes (nos) forces", avant de souligner qu'il ne croyait pas "au dopage organisé" mais aux "erreurs" de joueurs isolés.
Politique de dissuasion
Si, en matière de tests sur le sang, la stratégie de l'UEFA relève encore davantage de la politique de dissuasion, voire de communication, que de répression, il ne saurait pourtant en être de même pour des produits plus classiques comme les stimulants, les corticoïdes et surtout les stéroïdes anabolisants (nandrolone, testostérone) dont l'usage est notable dans le football, voire frappante dans des parties du monde telles que l'Amérique du sud.
"Drogues dites sociales"
Sans parler des drogues dites sociales (cocaïne), véritable fléau des sports collectifs et du foot en particulier, dont on peut rarement estimer si elles sont consommées à des fins "festives", ou afin d'améliorer la performance.
(AFP / APA)
Efficacité du contrôle douteuse
Le pas franchi par l'UEFA est donc significatif, malgré une efficacité attendue plus que douteuse. Il serait en effet surprenant que le test de l'hGH - qui sera pratiqué en direct par les laboratoires de Lausanne (Suisse) et Seibersdorf (Autriche) pour la première fois lors d'une grande compétition depuis les Jeux d'Athènes en 2004-, fasse sa première victime dans les rangs des 16 équipes en lice. Notamment parce que les échantillons sanguins ne recèlent que durant trois à quatre jours des traces d'un produit dont on soupçonne pourtant la large utilisation hors compétition.
Analyse de sang
Il semble également peu probable que l'un des 368 joueurs engagés dans l'Euro tombe pour transfusion homologue ou utilisation d'hémoglobines de synthèse, les autres faits de dopage dont la détection est basée sur l'analyse du sang et dont les tricheurs usent de préférence en période de repos lorsque le maillage des contrôles, déjà souple dans le football, se relâche encore.
"Tous négatifs"
"On peut parier sans prendre de risque que les contrôles de l'Euro seront tous négatifs", annonce ainsi l'expert Alessandro Donati, chantre de l'antidopage italien, dénonçant l'hypocrisie d'une lutte basée sur des contrôles "peu efficaces". Dans le foot en particulier.
Politique antidopage de l'UEFA
L'UEFA a atteint l'un de ses premiers objectifs en confortant la (bonne) réputation de sa politique antidopage due notamment au grand nombre de contrôles pratiqués hors compétition et alignée pour l'occasion sur de grands championnats nationaux européens qui pratiquent déjà les tests combinés sang-urine.
Code mondial antidopage
En la matière, le style volontariste de l'UEFA tranche avec celui du président de la FIFA, Joseph Blatter, pourtant membre de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Sur le plan juridique, l'UEFA fut déjà plus prompte à adhérer aux principes d'un code mondial antidopage (2005) que la FIFA a longtemps boudé sous prétexte qu'il ignorait la particularité du football. Et lui imposait notamment des sanctions normatives (deux ans, puis suspension à vie pour une récidive).
Code révisé effectif en 2009
A ce titre, le code révisé qui sera effectif en janvier 2009 est une grande victoire pour M. Blatter car il institue la fameuse flexibilité des sanctions que le football réclamait.
Platini: "erreurs de joueurs isolés"
Sur le terrain, Michel Platini, président de l'UEFA, avait promis en mars dernier de "combattre le dopage de toutes (nos) forces", avant de souligner qu'il ne croyait pas "au dopage organisé" mais aux "erreurs" de joueurs isolés.
Politique de dissuasion
Si, en matière de tests sur le sang, la stratégie de l'UEFA relève encore davantage de la politique de dissuasion, voire de communication, que de répression, il ne saurait pourtant en être de même pour des produits plus classiques comme les stimulants, les corticoïdes et surtout les stéroïdes anabolisants (nandrolone, testostérone) dont l'usage est notable dans le football, voire frappante dans des parties du monde telles que l'Amérique du sud.
"Drogues dites sociales"
Sans parler des drogues dites sociales (cocaïne), véritable fléau des sports collectifs et du foot en particulier, dont on peut rarement estimer si elles sont consommées à des fins "festives", ou afin d'améliorer la performance.
(AFP / APA)